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Corpus des auteurs connus : noms commençant par I, J ou K.

Un losange rouge signale les œuvres vernaculaires médiévales traduites au Moyen Âge ou à la Renaissance.

 

  1. Innocent Gentillet (vers 1535- vers 1595), Anti-Machiavel (1e éd. Genève, 1576, sans nom d’auteur), traduction latine en 1577, suivie de huit éditions et réimpressions jusqu’en 1677 ; traduction anglaise en 1608 (voir l’éd. de C. Edward Rathé, Genève, 1968, Introduction, p. 5 [renseignement donné par Jean-Marie Flamand].
  2. Jacob van Maerlant (vers 1230-vers 1300), les strophes du dialogue poétique Martijn (comprenant : Erste Martijn ; Dander Martijn ; Van der Drievoudicheide) sont adaptées en vers latins par un clerc thiois, Jan Bukelare, à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. Cette traduction/adaptation latine est conservée dans deux manuscrits : Mons, Bibliothèque Centrale, cod. 121/289, f. 238r-250r (copié à Gand vers 1453), et Oxford, Bodleian Library, Canon. Misc. 278, f. 17r-94v (vers 1470-1480). Le manuscrit de Mons sert de base à l’édition de Constant Philippe Serrure, « Latijnsche Vertaling van Jacob van Maerlants Wapene-Martijn, door Jan Bukelare », dans Vaderlansch Museum voor Nederduitsche Letterkunde, Oudheid en Geschiedenis, Eerste Deel, éd. C. P. Serrure, Gand, 1855, p. 116-199 [édition séparée : id., Jacob van Maerlant’s drie boeken van den Wapene Martijn, in het Latijn vertaeld door Jan Bukelare, voor de eerste mael, naer het eenig bekende Handschrift, in het licht gegeven, Gand, 1855]. Voir Thomas Haye, « Die Martin-Gedichte des Jacob van Maerlant in der lateinische Übertragung des Jan Bukelare », dans Sacris erudiri, t. 49 (2010), p. 407-443. [signalé par JPR].
  3. Jacob Rueff (vers 1500-1558), chirurgien zurichois, écrit Ein schön lustig Trostbüchle von den Empfengknussen und
    Geburten der Menschen und iren vilfaltigen Zufälen und Verhindernussen
    mit vil und mancherley bewärter Stucken und Artznyen ouch schönen
    Figuren darzu dienstlich zu Trost allen gebärenden Frouwen und
    eigentlichem Bericht der Hebammen erstnüwlich zusamen geläsen durch
    Jacob Rüff
    (Zurich, Christoph Froschauer, 1554). Ce traité est
    aussitôt traduit en latin sous le titre De Conceptu et generatione hominis, de
    matrice et ejus partibus, nec non de conditione infantis in utero et
    gravidarum cura et officio... libri sex, opera... Jacobi Rueffi,...
    quondam congesti
    (Zurich, Christoph Froschauer, 1554). Le traité en
    allemand fait l’objet d’une seconde édition en 1559 et est réimprimé à
    Francfort en 1580. En 1637, une traduction anglaise paraît sous
    le titre The expert midwife (Londres, T. Wykes, 1637). [signalé par FFH].
  4. Jacopo Campora, évêque de Caffa, Dell’immortalità dell’anima, traduit en latin sous le titre De Immortalitate anime opusculum in modum dialogi pour Hercules Ier d’Este (1433-1505), duc de Ferrare, par Naimerio de’ Conti (Naymerius de Comitibus) (ms. Londres, British Library, add. 22325). (voir Paul Oskar Kristeller, Latein und Vulgärsprache in Italien des 14. and 15. Jahrhunderts, dans Deutsches Dante-Jahrbuch, t. 59 (1984), p. 7-35) p. 26-27 [7-35]).
  5. Jacopo della Lana, Commento sulla Commedia [1324-1328], traduit en latin dès le 14e s. par Alberico de Rosate ou Rosciato (A. Vernet, p. 239 ; P. O. Kristeller, Studies in Renaissance Thought and Letters, Rome, 1956, p. 480).
  6. Jacopo Tedaldi,
    récit de la chute de Constantinople en 1453 : il existe une version
    française faite probablement à partir d’une première version italienne
    perdue et une version latine (Tractatus de expugnatione urbis Constantinopolitanae)
    (cf. M. Barsi, "Constantinople à la cour de Philippe le Bon. Compte
    rendus et documents historiques, avec l’éd. du ms. BNF fonds français
    2691 du récit de Jacopo Tedaldi", dans L. Nissim et S. Riva, Sauver Byzance de la barbarie du monde, Milan, 2004, p. 131-195).
  7. Jacques de Longuyon, Vœux du paon (composés vers 1310) : traduction latine anonyme conservée dans un manuscrit du 14e siècle [signalée par F. J. Santa Eugenia et Olivier Collet] et publiée par Vincenzo Licitra, (Una redazione latina inedita dei Voti del Pavone, dans Studi medievali, t. 2 [1961], p. 321-362 et 711-743 ) : l’éditeur moderne de cette traduction en prose, avec des hexamètres insérés, juge que « d’après les latinisations du vocabulaire, le traducteur pourrait être un français ». (Voir Hélène Bellon-Méguelle et Géraldine Châtelain, "Chanter en son latin" : des "Vœux du paon" français à leur traduction latine en prose (Vatican, Archivio di San Pietro E 36), dans Traduire de vernaculaire en latin au Moyen Âge et à la Renaissance. Méthodes et finalités, Paris, 2013, p. 149-182 [Études et rencontres de l’École des Chartes, 42]). Il existe aussi des versions en écossais, en néerlandais, en espagnol et en moyen-anglais des Vœux du Paon.
  8. Jacques Grévin (1538-1570), Deux livres des venins, ausquels il est amplement discouru des bestes
    venimeuses, thériaques, poisons et contre-poisons. Ensemble les œuvres
    de
    Nicandre, Médecin & Poëte grec, traduictes en vers françois (Anvers, Christophe Plantin, 1567-1568) : l’ouvrage est dédié à la reine
    Elizabeth Ière d’Angleterre. Les deux livres de toxicologie, composés en
    français par le poète, dramaturge et médecin de Marguerite de France,
    duchesse de Savoie, sont rapidement traduits en latin par un médecin d’Augsbourg, Jeremias
    Martius (1537-1585) : Iacobi
    Grevini Claromontani Bellovaci Parisiensis medici et philosophi
    praestantissimi, De Venenis libri duo, gallice primum ab eo scripti et
    nunc tandem opera Hieremiae Martii, in latinum sermonem conversi. Quibus
    adjunctus est praeterea ejusdem auctoris de antimonio tractatus, eodem
    interprete
    (Anvers, Christophe Plantin, 1571). [signalé par FFH].
  9. Jacques Peletier du Mans (1517-1583), Arithmétique, rédigée en français, traduite en latin et associée à l’œuvre du médecin et mathématicien Gemma Frisius (1508-1555) sous le titre Arithmeticae practicae methodus facilis per Gemmam Frisium medicum ac mathematicum, huc accesserunt Jacobi Peletarii Cenomani annotationes (publié à Paris, Guillaume Richard, 1545). Son Algebre de Jacques Peletier du Mans, departie an deus livres (Lyon, Jean de Tournes, 1554) est dédiée à Charles de Cossé (1505-1563), maréchal de France en 1550 ; l’auteur la traduit en latin sous le titre De occulta parte numerorum quam algebram vocant, libri duo (Paris, Guillaume Cavellat, 1560) et dédie cette version latine à Jean Chapelain, premier médecin du roi François II. [signalé par FFH].
  10. Jaume Ier el Conqueridor (1208-1276), roi d’Aragon (1213-1276), Llibre dels fets : cette sorte de mémoires autobiographiques (éd. J. Bruguera, Barcelone, 1991, 2 t. [Els Nostres clàssics. Col.leció B, volums en quart, 10-11] ; traduction anglaise moderne : D. Smith et H. Buffery, The Book of Deeds of James I of Aragon, Aldershot, 2003) fut traduite en latin en 1313-1314 par le dominicain Pierre Marsili, avec des additions à la gloire de son ordre et des lumières de celui-ci : la traduction latine renforce le point de vue "providentialiste" de l’original catalan. Le manuscrit le plus ancien de cette traduction latine est Barcelone, Bibl. nacional de Catalunya, 1018, qui ne remonte qu’à la fin du XVIe siècle et qui contient des additions relatives à Raymond de Pennafort : voir M. D. Martínez San Pedro, éd. Pere Marsili, Chronica gestorum invictissimi Domini Iacobi primi Aragoniae regis, Almeria, 1984 ; nouvelle édition critique : Antoni Biosca i Bas, éd. Petri Marsili Opera Omnia. Liber Gestorum. Epistola ad Abdalla, Turnhout, 2015 (Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis, 273). Sur les motifs ayant inspiré la traduction latine, voir Juan Carlos Goñi Buil, "Recusatio del romance en la Chronica gestorum invictissimi Domini Iacobi Primi Aragoniae Regis", dans Actas do IV Congresso internacional de latim medieval Hispânico, ed. Aires A. Nascimento et P. F. Alberto, Lisbonne, 2006, p. 565-575 ; sur l’art du traducteur : María Carmen Puche López, "Dos pasajes de la conquista de Mallorca en la Chronica gestorum Iacobi I de Pere Marsili", dans Euphrosyne, t. 40, 2012, p. 191-207) [signalé par JPR, complété par Evelien Chayes].
  11. Jean Bodin (1530-1596)  : * La Démonomanie des sorciers (Paris, J. Du Puys, 1580), traduit en latin par le pasteur François du Jon, dit Junius (1545-1602), sous le titre De magorum doemonomonia (Bâle, 1581). * Les Six livres de la république (1576), traduits en latin par Jean Bodin lui-même sous le titre De republica libri sex (Lyon, 1586) (voir Mario Turchetti, « Bodin as self-translator of his République : why the omission of "politicus" and allied terms from the Latin version ? », dans Why Concepts Matter. Translating Social and Political Thought, ed. Martin J. Burke et Melvin Richter, Leyde, 2012, p. 109-118) [signalé par FFH].
  12. Jean Calvin : * Excuse de noble seigneur Jaques de Bourgoigne, S. de Fallez et Bredam : pour se purger vers la M. Imperiale, des calomnies à luy imposées, en matiere de sa foy, dont il rend confession [1547-1548] : traduction latine faite par François Bauduin sous le titre : Apologia illustris D. Iacobi a Burgundia, Fallesii, Bredanique domini : qua apud Imperatoriam Majestatem inustas sibi criminationes dilluit, fideique suae confessionem edit [Genève, Jean Girard, 1548] (voir Rodolphe Peter et Jean-François Gilmont, Bibliotheca Calviniana. Les œuvres de Jean Calvin publiées au XVIe siècle, Genève, 1991, t. 1, p. 229-234, n° 47/1 et p. 251-253, n° 48/1). * Advertissement contre l’astrologie, qu’on apelle judiciaire : et autres curiositez qui regnent aujourd’huy au monde (Genève, Jean Girard, 1549) : traduction latine faite par François Hotman, sieur de Villiers-Saint-Paul, et publiée la même année chez le même éditeur, sous le titre : Admonitio Joannis Calvini adversus astrologiam quam judiciariam vocant : aliasque praeterea curiositates nonnullas, qaue hodie per universum fere orbem grassantur. E gallico sermone in latinum conversa (Genève, Jean Girard, 1549) ( voir ibid., t. 1, p. 291-296, n° 49/1 et 49/2).
  13. Jean Froissart, Chroniques, traduction latine par Johann Sleidan, publiée en 1537 : Frossardi nobilissimi Scriptoris Gallici Historiarum Opus omne, iam primum et breviter collectum et latino sermone redditum [a Ioanne Sleidano], Paris, Simon Colinæus, 1537, in-8. [Grant, p. 130] ; édition princeps, avec une préface datée du 12 juillet 1537 qui donne le nom du traducteur [signalé par FFH].
  14. Jean Germain : la traduction latine de sa Mappemonde spirituelle (1449) fut utilisée par Johann Reger dans le Repertorium alphabeticum qu’il adjoignit à son édition de la Géographie de Ptolémée (Ulm, 1486) (M. Hoogvliet, « The Medieval texts of the 1486 Ptolemy edition by Johann Reger of Ulm », dans Imago mundi, t. 54, 2002, p. 7-18).
  15. Jean Gerson : Outre l’Opus Tripertitum (voir Gilbert Ouy, Gerson bilingue, les deux rédactions, latine et française, de quelques œuvres du chancelier parisien, Paris, 1998, p. xxii-xxxiv, qui identifie le manuscrit autographe de l’Opus Tripertitum : Paris, BNF, fr. 13258), beaucoup d’œuvres gersoniennes existent à l’état de double rédaction par l’auteur, l’une française, l’autre latine : la Meditation sur la mort, les sermons « Ave Maria », « Beati qui lugent », « Gloria in altissimis », « Mansionem », « Nimis honorati », « Tota pulchra », « Videmus », « Factum es praelium », « Ad Deum vadit » et l’un des sermons « Poenitemini » (voir Louis Mourin, Six sermons français inédits, Étude doctrinale et littéraire suivie de l’édition critique, Paris, 1946 [Études de théologie et d’histoire de la spiritualité, 8] et id., Jean Gerson, prédicateur français, Bruges, 1952). Aux nombreuses traductions latines médiévales contemporaines de l’auteur, si ce n’est faites par lui – ne citons que la Mendicité spirituelle, Contre le roman de la rose, le Miroir de bonne vie, le Traité des diverses tentations de l’Ennemi, la Montagne de contemplation –, il faut ajouter des traductions latines un peu plus tardives, dont les traductions de sermons faites par un certain Jean Brisgock pour être publiées dans l’édition préparée par Jakob Wimpheling : Quarta pars operum Johannis Gerson prius non impressa (Strasbourg, Martin Flach pour Matthias Schuerer, 1502). Les dernières œuvres françaises de Gerson à avoir été traduites en latin le furent par Louis Ellies Du Pin (1657-1719) qui souhaitait les faire entrer sous une forme latine dans sa grande édition : Joannis Gersonii Opera omnia, novo ordine digesta et innumeris in locis emmendata, quaedam nunc primum edita (Anvers, J. L. de Lorme, 1706, 5 vol. [réimpr. Hildesheim / Zürich / New York, 1987]). Voir aussi : Jean Gerson, Œuvres complètes, éd. Palémon Glorieux, Paris / Tournai, 1960-1973, 10 vol. en 11 t. (T. I : introduction générale. T. II : L’Œuvre épistolaire. T. III : L’Œuvre magistrale. T. IV : L’Œuvre poétique. T. V : L’Œuvre oratoire. T. VI : L’Œuvre ecclésiologique. T. VII : L’Œuvre française, Sermons et discours). Sur la question du choix de la langue, vue par Jean Gerson : Isabelle Iribarren, « Le Paradis retrouvé : l’utopie linguistique de Jean Gerson », dans Revue de l’histoire des religions, t. 231/2, avril-juin 2014, p. 223-251.
  16. Jean Le Graveur, Visions d’Ermine de Reims, fin XIVe s., traduction en latin par Jean de Balay après l’approbation du texte français par Gerson (3 mss ; C. Arnaud-Gillet, Entre Dieu et Satan : les Visions d’Ermine de Reims, Florence, 1997 - éd. du texte français).
  17. Jean de Mandeville, Voyages (1356-1357) : 5 traductions latines faites sur des versions françaises des branches ’insulaire’ et ’Liège’(M. C. Seymour, Sir John Mandeville, dans English writers of the Late Middle Ages, Aldershot, 1993 ; A. Vernet, p. 232 ; Jean de Mandeville, Le livre des merveilles du monde, éd. C. Deluz, Paris, CNRS, 2000). * Version Royal : traduction latine de la version insulaire (7 mss ; éd. Seymour). * Version Leyde : traduction latine, faite avant 1390, de la version insulaire (5 mss). * Version Harley : traduction latine de la version insulaire (1 mss : Londres, BL, Harley 82 ; éd. partielle Seymour). * Version Ashmole : traduction latine de la version insulaire (1 mss : Oxford, Bodleian Libr. Ashmole 769). * Vulgate latine : traduction latine de la version Liège (v. Ogier dans Deluz 2000) faite en 1375 (37 mss). Marianne O’Doherty, de l’Université de Southampton, a présenté une communication "New research on the Vulgate Latin version of Mandeville’s Travels : the convergence of travel narrative and geography" à la Journée d’étude sur Voyages et géographie au Moyen Age, organisée par Christine Gadrat-Ouerfelli le 12 mai 2014 à la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme à Aix-en-Provence* Traduction latine de la version allemande par von Diemeringen (1398) de la version continentale (2 mss, tous deux en Pologne : Bibl. de l’U. de Lwow, cote ? [ms. complet] ; Varsovie, Bibl. Jagellon., 2392 [ms. incomplet]).
  18. Ps. Jean de Meun, Codicille, traduction anonyme en vers latins (A. Vernet, p. 239).
  19. Jean de MontreuilJ, lettre (2 rédactions : l’une française, l’autre latine, par l’auteur) (A. Vernet, p. 228).
  20. Jean de Morvilliers (1506-1577), ancien garde des sceaux, membre du conseil du roi, rédige pour Henri III la Harangue prononcée par le Roy en l’assemblée generale de ses Estatz, en la ville de Bloys, le Jeudy sixiesme jour de Decembre 1576 (Paris, Jean de Lastre, 1576). Cette harangue est traduite une première fois en latin dès le 15 décembre 1576 par Benoît de Flandrois, médecin à Gap et député du Tiers État, sous le titre Oratio Henrici III. Galliae ac Poloniae Regis, gallice, summa cum actionis dignitate Comitiis habita in praeclara & Regum altrice Blesiorum urbe (Paris, Fédéric Morel, 1577) ; cette traduction est dédiée à Guillaume d’Avançon de Saint-Marcel, archevêque d’Embrun et député du clergé. Dès le 1er janvier 1577, Antoine Favre, juge-mage à Bourg-en-Bresse, achève une seconde traduction latine, dédiée à Charles d’Humières (Paris, Denys du Pré, 1577). Voir Claude La Charité, « La traduction latine de la harangue de Henri III aux États Généraux de 1576 par Benoît de Flandrois », dans Tangence, n° 93, été 2010, p. 79-106. [signalé par Jean-François Maillard].
  21. Jean d’Outremeuse, Mireur des histoires : la Vie de saint Hubert qui y est contenue a été traduite en latin en 1511 par Happart (cf. De Rooy, Ferdinand Carel, La vie de saint Hubert dite d’Hubert le Prevost, publiée d’après le ms. fr. 424 de la Bibliothèque nationale (XVe siècle), Zwolle, N. V. Uitgevers-Maatschappij W. E. J. Tjeenk Willink, 1958, p. xxxi-xxxii, lxvii).
  22. Jean Perréal (vers 1460-1530), Complainte de nature à l’alchimiste errant (1516), première édition en 1561 ; traduction allemande parue en 1612 ; traduction latine faite sur la traduction allemande et parue en 1625 (André Vernet, « Jean Perréal, poète et alchimiste », dans BHR, Travaux et documents, t. 3, 1943, p. 214-252, et dans Études médiévales, Paris, 1981, p. 416-454 et 672-673) [signalé par FFH].
  23. Jean Perin ? : Maior proposicionis facte per M. Jo. Perin translata de gallico in latinum adressée au duc de Bourgogne en 1407. Inc. : Sequitur prima pars siue maior proposicionis etc. Penes nobilissimam et altissimam maiestatem regiam... Plusieurs passages en français ainsi que de nombreux exempla. Ms. Westminster Abbey, 27, f. 62-74. [signalé par LB].
  24. Ps. Jean de Procida : probable original castillan intitulé Los Bocados de oro, réalisé au temps du roi Alphonse X de Castille (1252-1584) à partir du Mukhtâr al-ḥikam de l’érudit arabe al-Mubashshir ibn Fâtik (XIe siècle) ; ce traité castillan est traduit en latin par Jean de Procida sous le titre Liber philosophorum moralium antiquorum. Guillaume de Tignonville (mort en 1414) fait, sur le latin, une traduction en moyen français (avant 1402, date du plus ancien ms. conservé : Paris, BnF, fr. 572) : Les dits moraux des philosophes. La traduction en moyen-français fait l’objet au XVe siècle d’une traduction en occitan (Los dichs dels philosophes), et d’au moins deux traductions en moyen-anglais : une réalisée vers 1450, pour le compte de John Fastolf [1378-1459], par un certain Stephen (ou Stebin) Scrope [ms. Londres, BL, Harley, 2266] ; l’autre réalisée en 1473, au cours d’une traversée en mer, par Anthony Woodville [vers 1440-1483], 2e comte de Rivers (The Dictes and Sayenges of the Philosophers), qui travaille d’après un exemplaire du texte de Tignonville prêté par un compagnon de voyage nommé Louis de Bretaylles. Cette dernière traduction devient le premier livre imprimé sur le sol anglais (par William Caxton [vers 1415-22-vers 1492], ami de Woodville, qui l’achève le 18 novembre 1477 dans son atelier de Westminster) (A. Vernet, p. 234).
  25. Jan van Ruusbroec [Jean Ruysbroeck] (1293-1381), Die geestelike brulocht (Ornement des noces spirituelles), traduit en latin (A. Vernet, p. 236) deux fois au 14e siècle ; par Gerardus Magnus (1340-1384)  : Ornatus spiritualis desponsationis, Gerardo Magno interprete, ed. Rijcklof Hofman, Turnhout, 2000 (Corpus Christianorum, Continuatio Mediaevalis, 172) ; par Willem Jordaens (1321 ?-1372 ?) : De ornatu spiritualium nuptiarum, Wilhelmo Iordani interprete, ed. Kees Schepers, Turnhout, 2004 (Corpus Christianorum, Continuatio Mediaevalis, 207). La traduction latine du 16e siècle par le chartreux Laurens Surius (1522-1578) est aussi publiée : Opera omnia. 03, Die Geestelike brulocht, Jan Van Ruusbroec ; dir. by Dr. G. de Baere ; transl. by Dr. H. Rolfson, Turnhout, 1988 (Corpus Christianorum. Continuatio mediaevalis, 103) [renseignements communiqués par Rijcklof Hofman].
  26. Jean de Sultanieh, Mémoire sur Tamerlan écrit en 1403 en français et traduit en latin dans la Chronographia regum Francorum (t. III, ad annum 1403) (éd. française H. Moranvillé, Mémoire sur Tamerlan et sa cour, par un Dominicain en 1403, dans Bibliothèque de l’école des chartes, t. 55, 1894, p. 433-464).
  27. Jofré de Loaisa, archidiacre de Tolède, la Chronique des rois de Castille (1248-1305) rédigée en castillan, traduite en latin vers 1305 par Armand de Crémone, chanoine de Cordoue (A. Vernet, p. 232).
  28. Johann von Francolin (1522-après 1580) : la rédaction allemande de son Thurnier Buch, warhafftiger ritterlicher Thate : so in dem Monat Junij des vergangnen LX. Jars in vnd ausserhalb der Statt Wienn zu Ross vnd zu Fuess, auff Wasser vnd Lannd gehalten worden, mit schönen Figuren contrafeet : vnd dem Allerdurchleuchtigisten, Grossmechtigisten Fürsten vnd Herrn, Herren Ferdinando, erweltem Römischen Kayser (Wien, Raphael Hofhalter , s.d. [1561]) est rapidement suivie d’une traduction latine apparemment par l’auteur : Rerum praeclare gestarum intra et extra moenia civitatis Viennensis, pedestri & equestri praelio, terra & aqua, elapso mense Iunio Anni Domini M.D.LX. elegantissimis Iconibus ad viuum illustratarum, in laudem & gloriam…Ferdinandi, electi Roma, Imperatoris semper Augusti & ac clarissimorum suorum liberorum, totiusque Nobilitatis & florentissime Germanice nationis, Per Joannem a Francolin Burgundum,… fideliter descriptarum explicatio (Wien, Raphael Hofhalter, s.d. [ca 1561]). [signalé par FFH].
  29. Johannes de Cuba, Gart der Gesundheit (1485) ; le traité allemand du médecin Johann Wonnecke von Caub, de Francfort-sur-le-Main ( ?), aurait été traduit en latin sous le titre Hortus sanitatis (traduction publiée à Strasbourg ( ?) vers 1490 ; éditée par Jacob von Meydenbach en 1491 ; nombreuses rééditions) (Grant, p. 142). Selon certains spécialistes, l’Hortus sanitatis serait plutôt une œuvre originale latine, traduite en français en 1500 sous le titre de Jardin de santé : herbes, arbres et choses qui de iceluy coqueurent et conviennent a l’usage de medecine. L’ Hortus sanitatis est divisé en plusieurs livres : De Herbis (530 chapitres), De animalibus vitam in terris ducentium (164 chapitres), De avibus, De piscibus (106 chapitres), De lapidibus (144 chapitres) et un Tractatus de Urinis.
  30. Johannes Latius (Joannus de Laet), (1581-1649) : il traduit lui-même son Nieuwe wereldt ofte beschrijvinghe van West-Indien (Leiden, In de druckerye van Isaack Elzevier, 1625) sous le titre Novus orbis seu descriptionis Indiae occidentalis libri XVIII (Leiden, Apud Elzevirios, 1633). Version latine en ligne : http://www.prdl.org/author_view.php?s=20&limit=10&a_id=2307&sort= [signalé par Peter Stotz]

 

 


Liste de brèves


Docta interpretatio in latinum sermonem

Docta interpretatio in latinum sermonem "Traductions savantes vers le latin" : colloque organisé à l’ ENSSIB les 22 et 23 novembre 2013


Parution récente

Vient de paraître :
Traduire de vernaculaire en latin au Moyen Age et à la Renaissance. Méthodes et finalités. Études réunies par Françoise Fery-Hue, Paris, École des Chartes, 2013, 342 pages (Études et rencontres de l’École des chartes, 42). ISBN 978-2-35723-035-4 - Prix France : 32€


The Medieval Translator 2013

Consacré à la traduction au sens le plus large, le récent colloque du Medieval Translator à Louvain du 8 au 12 juillet 2013 :
The Medieval Translator 2013 / The Cardiff Conference on the Theory and Practice of Translation in the Middle Ages
"Translation and Authority - Authorities in Translation"
fournit de nouvelles contributions sur les traductions de vernaculaire en latin et sur l’apprentissage des langues vernaculaires à l’aide du latin


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).