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Corpus des auteurs connus : noms commençant par C ou D.

Un losange rouge signale les œuvres vernaculaires médiévales traduites au Moyen Âge ou à la Renaissance.

 

  1. Calvete de Estrella, voir : Anonyme, Entrée de Vaca de Castro.
  2. Catherine de Sienne (1347-1380), Dialogue recueilli en italien et traduit en latin à l’intention de ses disciples : Dialogus seraphice ac dive Catharine de Senis (...) latino interprete Raymundo Capuano (A. Vernet, p. 235-236) ; selon Grant (p. 148), ce serait le Libro de la divina providentia qui aurait été traduit par Raimundus de Vineis de Capua ( ?) et imprimé à la fin du XVe s. (est-ce le même texte ?)
  3. Charles d’Anjou, lettre sur la bataille de Bénévent en 1266, version latine insérée par André le Hongrois (vers 1272) dans sa Descriptio victorie a Karolo Provincie comite reportate (A. Vernet, p. 231).
  4. Charles d’Orléans, Poèmes, traduits par Antoine Astesan après 1450 (ms. : Grenoble, Bibl. mun., 873 ; copie dans Paris, BnF, fr. 9224) (A. Vernet, p. 239 et Marco Balzaretti, Antonio Astesano traduttore di Charles d’Orléans, dans Studi Francesi, 85, 1985, p. 58-62).
  5. Charles de Bovelles (1470 ?-1553), Geometrie practique (Paris, Regnaud et Claude Chaudière, 1547), traduite en latin sous le titre Geometricum opus duobus libris comprehensum (Paris, Michel de Vascosan, 1557) [signalé par FFH].
  6. Charles de L’Écluse, alias Carolus Clusius (1526-1609), voir : Anonyme, Ricettario fiorentino.
  7. Christophe Colomb (1451-1506) écrit sur la Niña, au large des Açores, le 15 février 1493, une lettre annonçant sa découverte et qu’il adresse à Luis de Santángel (mort à Valence en 1498), chancelier du royaume d’Aragon ; la lettre est gardée à bord et, quand la Niña doit se mettre à l’abri dans le port de Lisbonne, Colomb y ajoute un billet qu’il date du 4 mars 1493. Cette lettre (ou une reproduction ?) serait conservée à Milan, à la Biblioteca Ambrosiana. L’original de la lettre à Luis de Santángel est publié en espagnol, à Barcelone, par l’imprimeur Pedro Posa, en avril 1493 (C 1701. GW 7171 ; un exemplaire à la New York Public Library). Un exemplaire de cette lettre est traduit en latin par Leandro de Cosco à Rome avant les calendes de mai 1493 : Epistola Christofori Colom, de insulis supra Gangem nuper inventis, ad Gabrielem Sanchez missa, quam Leander de Cosco ab hispano idiomate in latinum convertit, tertio kalendas maii 1493 (Rome, Stephan Plannck, après le 29 avril 1493, in-4°, 4 ff. [HC 5490 ; C 1692 ; GW 7173 ; Pellechet 3862 ; IGI 3060]) ; c’est vraisemblablement le traducteur Leandro de Cosco qui a changé le nom du destinataire pour celui de Raphael Sanxis, trésorier du roi d’Aragon. Autres éditions de cette traduction latine : Rome, Eucharius Silber, [après 29 IV] 1493, in-4° (HC 5492 ; GW 7178 ; Pellechet 3863 ; IGI 3061), Rome, Stephan Plannck, 1493 (HC 5489 ; C 1691 ; GW 7177) ; Anvers, Thierry Martens, 1493 (C 1693 ; GW 7176) ; Paris, Guyot Marchant, s.d. [vers 1493-1494], in-4°, 4 ff. goth. : 3 émissions (C 1694-1696 ; GW 7175 ; Pellechet 3864) ; suivront des éditions illustrées, dont la première est publiée à Bâle, en 1493 par Michael Furter pour Johann Bergmann de Olpe (H 5491 ; GW 7174) et la seconde en 1494, également à Bâle par le même imprimeur, associe la lettre de Colomb à l’Historia Baetica de Carlo Verardi (HC 15942 ; C 1697 ; GW M49579). Sur cette traduction latine, un certain Giuliano Dati (ca 1445-1523) compose, à Rome, une version en italien, en vers (1e éd. Rome, Eucharius Silber, 15 juin 1493 [C 1883 ; GW 7999] ; 2e éd. Florence, Lorenzo Morgiani et Johannes Petri, 26 octobre 1493 [C 1699 ; GW 8000] ; 3e éd. Brescia, [Johannes Florentinis ?], après le 26 octobre 1493 [C 1698 ; GW 8001] ; 4e éd. Florence, Lorenzo Morgiani et Johannes Petri, 1495 [C 1885 ; GW 8002] ; 5e éd. Venise, Bernardinus Venetus de Vitalibus, après 1500 [C 1884 ; GW 8003]). La traduction latine de Leandro de Cosco servira à l’établissement d’une traduction en allemand faite à Ulm (publiée à Strasbourg, chez Bartholomaeus Kistler, le 30 septembre 1497 ; C 1693 ; GW 7176). Voir Cristóbal Colón, Textos y documentos completos, éd. Consuelo Varela et Juan Gil, Madrid 1982, rééd. 2003.
  8. Christoval Acosta (1525 ?-1593 ?), Tractado de las drogas y medicinas de las Indias Orientales, con sus plantas debuxadas al bivo (Burgos, M. de Victoria, 1578), traduit en latin par Charles de l’Écluse sous le titre Christophori a Costa,... Aromatum et medicamentorum in Orientali India nascentium liber... Caroli Clusii,... opera ex hispanico sermone latinus factus, in epitomen contractus et quibusdam notis illustratus (Anvers, C. Plantin, 1582) [signalé par FFH].
  9. Claude de Seyssel (vers 1450-1520), la Grand’Monarchie de France, traduction latine par Johann Sleidan (1506-1556) ; la première édition est : Claudii Seselli, viri patricii De Republica Galliae & regum officijs. Libri duo. Ioanne Sleidano Interprete. Adiecta est summa doctrinae Platonis, de repub. & Legibus, Argentorati, in aedibus Vuendelini Rihelij, 1548. [signalé par FFH].
  10. Claude Paradin (vers 1510-1573), Les Devises héroïques (Lyon, Jean de Tournes, 1551), associées à Le Imprese heroiche et morali (Lyon, Guillaume Rouillé, 1559) de Gabriele Simeoni (1509-1575) sont traduites en latin sous le titre Heroica M. Claudii Paradini, Belliocensis canonici, et D. Gabrielis Symeonis Symbola, jam recens ex idiomate gallico in latinum, ad D. Carolum Baronem Berlemontanum et D. Philippum Mommorensium, D. de Hachicourt,... a Johanne Gubernatore patria Gediniense conversa (Anvers, Christophe Plantin, 1562, in-12 ; puis Anvers, J. Stelsius, 1563, in-12). Cette traduction latine est dédiée conjointement au baron Charles de Berlaimont (1510-1578) et au comte de Hornes Philippe II de Montmorency-Nivelle (1524/26-1568). Il existe une autre traduction latine de ces deux ouvrages : Symbola heroica M. Claudii Paradini, Belliocensis canonici, et D. Gabrielis Symeonis, Multo quam antea fidelius de Gallica lingua in Latinam conversa (Anvers, Christophe Plantin, 1567, in-16 ; Anvers, Christophe Plantin, 1569, in-16 ; Anvers, Christophe Plantin, 1583, in-12 ; Anvers, Christophe Plantin, 1593 ; Leyde, Christophorus Raphelengius, 1600). [signalé par FFH].
  11. Confucius (Kongfuzi ; 551-479 av. J.-C.) : les Quatre livres font l’objet de traductions partielles en latin par les jésuites Michele Ruggieri (1543-1607) et Matteo Ricci (1552-1610) pour faciliter l’enseignement du chinois classique aux missionnaires nouvellement arrivés en Chine. Deux éditions différentes et bilingues de ces manuels paraissent : Sapientia sinica (publiée par Inácio da Costa et Prospero Intorcetto en 1662) et Sinarum scientia politico-moralis (publiée par Prospero Intorcetto en 1668-1669). Les Entretiens de Confucius, traduits en latin par une équipe de jésuites, sont conservés dans le manuscrit Paris, BnF, lat. 6277 (2 vol.) ; ils ont été publiés dans le recueil Confucius Sinarum Philosophus, sive Scientia Sinensis (Paris, Horthemels, 1687 : https://archive.org/stream/confuciussinarum00conf#page/n153/mode/2up). Voir Thierry Meynard, "The first translation of the Analects of Confucius in Europe", dans Études chinoises, t. XXX (2011), p. 173-192. [signalé par Marie-Laure Monfort]
  12. Cuyne Khan, lettre au pape Innocent IV en 1247, traduite en latin par Jean de Plan Carpin et insérée par lui sous cette forme latine dans son Ystoria Mongolorum (A. Vernet, p. 230).
  13. Dante (1265-1321), la Commedia, plusieurs traductions latines complètes ou partielles (A. Vernet, p. 239) : * Matteo Ronto (+ 1442), traduction en hexamètres commencée après 1392 (Grant, p. 121). * traduction d’un extrait insérée par Coluccio Salutati dans De fato et fortuna, commencé ca 1393 (Grant, p. 121) Voir Colucio Salutati, De fato et fortuna, éd. Concetta Bianca, Florence, 1985, p. 192 et 199-200 et Francesco Bausi, Coluccio traduttore, dans Medioevo e Rinascimento, t. XXII, n.s. XIX (2008), p. 34-57. * Giovanni da Serravalle (+ 1445), traduction en prose établie entre janvier et mai 1416 : M. da Civezza et T. Dominichelli (éd.), Fratris Johannis de Serravalla [...] translatio et commentum, Prato, 1891 (Grant, p. 121).* nombreuses traductions latines, souvent partielles, citées par T. W. Koch, Catalogue of the [Cornell] Dante Collection, Ithaca, 1898-1990, t. I, p. 63-65 (Grant, p. 122). En outre, la Commedia a fait l’objet de plusieurs commentaires en latin, notamment celui de Benvenuto da Imola et celui de Giovanni da Serravalle (voir Gennaro Ferrante, Il commento dantesco di Giovanni da Serravalle e l’ascendente benvenutiano : tra compilatio "d’autore" e riproduzione inerziale, dans Filologia dei testi d’autore, Atti del Convegno (Roma, Ottobre 2007), Florence, 2008, p. 47-72.
  14. Daniele Barbaro (1513-1570) rédige en italien un commentaire à sa traduction italienne de Vitruve : I Dieci libri dell’Architettura di M. Vitruvio, tradutti e commentati da Monsignor Barbaro, eletto patriarca d’Aquileggia (Venise, Francesco Marcolini, 1556) dédié à Hippolyte d’Este ; il donne ensuite une deuxième édition de son commentaire et de sa traduction : I Dieci libri dell’Architettura di M. Vitruvio (Venise, Fr. de Franceschi Senese et J. Crugher, 1567) et traduit en latin son commentaire italien pour l’associer à son édition latine de Vitruve chez les mêmes éditeurs la même année : M. Vitruvii Pollionis de Architetura libri decem, cum commentariis Danielis Barbari (Venise, Fr. de Franceschi Senese et J. Crugher, 1567) ; cette traduction latine est dédiée au cardinal Antoine Perrenot de Granvelle. [signalé par FFH].
  15. Demetrios Pepagomenos (13e siècle ; médecin de l’empereur Michel Paléologue), Traité sur la goutte en grec, traduit en français par Frédéric Jamot sous le titre Traicté de la goutte, contenant les causes et origines d’icelle (publié à Paris, P.H.G. de Roville, 1567 ; puis Paris, Galiot du Pré, 1573), traduit en latin par Jean Bourgeois sous le titre Demetrius Pepagomenus redivivus, sive Tractatus de arthride, causas et originem ejus, ex gallico Federici Jamoti, ... latinae... traditus a Ioanne Borgesio (publié à Saint-Omer, C. Boscard, 1619) [signalé par FFH].
  16. Denis Zecaire (1510-1560/70), Opuscule tres-eccelent de la vraye philosophie naturelle des metaulx, traduit en latin par Gerhard Dorn sous le titre Opusculum philosophiae naturalis metallorum D. Dionysii Zacharii nobilis viri philosophi galli (publié à Bâle, 1583 ; puis à nouveau à Bâle, 1600 ) (Voir l’édition moderne : Opuscule tres-eccelent de la vraye philosophie naturelle des metaulx, D. Zecaire, édition critique, introd. et notes par Renan Crouvizier, préface de Jean-Claude Margolin, Paris et Milan, SÉHA et Archè, 1999, 208 p. [Textes et travaux de Chrysopoeia, 6] d’après le manuscrit Paris, BnF, fr. 1089) [signalé par Didier Kahn].
  17. Diomede Carafa (1406 ?-1487) écrit entre 1473 et 1477 pour la duchesse de Ferrare Éléonore d’Aragon, qui ne savait pas le latin, un traité vernaculaire Memoriale sui doveri del principe, conservé dans un ms. unique : Naples, Bibl. della Società napoletana di storia patria, XX.C.26 ; ce traité est traduit en latin vers 1480 par Giovanni Battista Guarini sous le titre De regis et boni principis officiis (au moins quatre mss : Lucques, Bibl. capitolare, 525, f. 61-130 ; Modène, Bibl. Estense, lat. 679 ; Modène, Archivio di Stato, Litterati, Busta 13 [copie du XVIIe s.] ; Naples, Bibl. nazionale, VIII.G.46 ; un ms. en vente chez Les Enluminures, Paris-Chicago, en 2010) (voir Paul Oskar Kristeller, « Latein und Vulgärsprache in Italien des 14. and 15. Jahrhunderts », dans Deutsches Dante-Jahrbuch, t. 59 (1984), p. 26-27 et note 56 [7-35]). Avec la permission de l’auteur Diomede Carafa, une autre traduction en latin en sera faite par Colantonius Lentulus (mort en 1482) sous le titre De regimine principum (ms. St Pétersbourg, Ermitage, Otdelenie Rissunkov, 78159 et ms. Parme, Bibl. Palatina, Parm. 1654, ce dernier ms. copié pour Béatrice d’Aragon (vers 1450-1508), fille de Ferdinand roi de Naples et d’Aragon, sœur d’Éléonore, et qui épousa en 1475 Mathias Corvin, roi de Hongrie). [signalé par FFH].
  18. Du Bartas (Guillaume de Saluste, seigneur du Bartas : 1544-1590), La Sepmaine, première traduction latine par Jean-Édouard du Monin sous le titre Beresithias sive Mundi creatio ex gallico G. Salustii du Bartas Heptamero expressa (Paris, Jean Parant, 1579), deuxième traduction latine par Gabriel de Lerm sous le titre Guillelmi Sallustii Bartasi Hebdomas, opus Gallicum a Gabriele Lermeo Volca, Latinitate donatum (Paris, M. Gadouleau, 1583) (G. Banderier, BHR 65, 2003, p. 323 ; voir aussi Olivier Millet, « La Sepmaine de Du Bartas au miroir de la traduction latine de Gabriel de Lerm (1583) », dans Œuvres et critiques, vol. 29, 2004, n° 2, p. 101-117), troisième traduction latine par Adrian Damman de Bysterveldt, seigneur de Fairhill, sous le titre Bartasias, qui de mundi creatione libri septem, e Guilielmi Salusti Dn. de Bartas Septimana poemate Francisco liberius tralati et multis in locis acuti (Edimbourg, 1600). À côté de ces traductions latines, on relève une traduction italienne par Ferrante Guisone (Venise, 1593), deux traductions néerlandaises par Joost Van Den Vondel (Amsterdam, 1620) puis par Zacharias Heyns (1621), une traduction anglaise par Thomas Hudson et Joshua Sylvester (Londres, 1608) [FFH].
  19. Duarte Lopes, voir : Filippo Pigafetta.
     

 

 


Liste de brèves


Docta interpretatio in latinum sermonem

Docta interpretatio in latinum sermonem "Traductions savantes vers le latin" : colloque organisé à l’ ENSSIB les 22 et 23 novembre 2013


Parution récente

Vient de paraître :
Traduire de vernaculaire en latin au Moyen Age et à la Renaissance. Méthodes et finalités. Études réunies par Françoise Fery-Hue, Paris, École des Chartes, 2013, 342 pages (Études et rencontres de l’École des chartes, 42). ISBN 978-2-35723-035-4 - Prix France : 32€


The Medieval Translator 2013

Consacré à la traduction au sens le plus large, le récent colloque du Medieval Translator à Louvain du 8 au 12 juillet 2013 :
The Medieval Translator 2013 / The Cardiff Conference on the Theory and Practice of Translation in the Middle Ages
"Translation and Authority - Authorities in Translation"
fournit de nouvelles contributions sur les traductions de vernaculaire en latin et sur l’apprentissage des langues vernaculaires à l’aide du latin


Une publication récente

Nikolaus Thurn, Neulatein und Volkssprachen. Beispiele für die Rezeption neusprachlicher Literatur durch die lateinische Dichtung Europas im 15.-16. Jh., München, Wilhelm Fink, 510 p. (Humanistische Bibliothek, Texte und Abhandlungen, 61).